Licenciée pour ne pas avoir porté de talons hauts, elle gagne son procès

La tyrannie du dress code a perdu une bataille. Une jeune britannique a gagné son procès contre l’entreprise qui l’avait licenciée pour ne pas avoir voulu porter de talons hauts. Il y a des motifs de licenciement qui paraissent improbables. C’est un peu l’histoire de Nicola Thorp, licenciée par son entreprise pour avoir refusé de porter des talons hauts.

Cette jeune femme de 28 ans avait été embauchée en tant que réceptionniste par l’agence Portico pour le compte du cabinet d’audit PriceWaterhouseCoopers et travaillait dans la City, le quartier des affaires à Londres. L’entreprise exigeait qu’elle porte des talons de 5 à 10 cm, ce qu’elle a refusé de faire. Suite à son licenciement, Nicola Thorp a décidé de créer une pétition sur le site du Parlement avec pour objectif de “rendre illégal l’exigence des talons hauts pour les femmes au travail”, comme le rapporte le Monde. A sa grande surprise, son histoire est devenue virale et la jeune femme a récolté 152.000 signatures, dépassant le seuil des 100.000 exigées pour déclencher un débat parlementaire.

"Déboutonner son chemisier à l’approche de Noël"

Du coup, une enquête a été ouverte et des centaines de témoignages similaires à celui de Nicola ont été rapportés : “Porter des jupes plus courtes et déboutonner son chemisier à l’approche de Noël” témoigne une vendeuse. Une hôtesse de l'air avoue se sentir “prostituée” par l’obligation de porter des talons hauts. Et parfois dans certaines entreprises, la blondeur et les décolletés sont obligatoires. Des exemples aberrants dignes des années 50. Encore une fois, on se rend compte que le code vestimentaire des entreprises est plus discriminant pour la femme que l’homme. Pourtant le code du travail en Angleterre est régi par des règles, parmi lesquelles la loi anti-discrimination de 2010 qui interdit toute règle dont l’application est "moins favorable" à l’un des deux sexes.
L’agence Portico a donc depuis revu ses exigences en matière de codes vestimentaires destinés aux femme de l’agence. C'est donc une bataille de gagnée dans ce secteur de l’économie particulièrement discriminant à l’égard des femmes. Et vive les baskets !

 

Source: aufeminin.com