Comment se soigne t-on à l`africaine après un accouchement

Vous êtes en pleine forme j’espère, mes bébés et moi nous portons à merveille et nous avons des choses à vous raconter.

Avant toutes choses, sachez que cet article je l’ai écrit, pour celles qui comme mon amie, ne savaient pas comment s’y prendre… ou plus comment se soigner de manière traditionnelle après l’accouchement vu qu’elle n’avait personne pour l’aider… J’essayerai de vous expliquer de manière précise et concise sans pour autant choquer ce que j’ai appris de ma mère et devancière.

En Afrique, lorsqu’une femme accouche quelques membres proches de la famille viennent rester auprès d’elle afin de l’aider avec le nouveau venu. Chez nous, on dit « Tountoun êta » qui veut dire : S’occuper de la femme accouchée.

Etant petite, j’observais un peu comment l’on s’occupait de ces dernières et je peux vous dire que je me suis jurée de faire des adoptions car entre la tante qui criait fortement pendant qu’elle prenait son bain et le bébé qui pleurait très fort les nuits je ne savais où me situer.

Mais le plus drôle dans cette histoire c’est que je n’ai pas adopté et j’ai fait jusqu’à deux bébés que je n’échangerais pour rien au monde.

Comment cela se passe ?

Une fois à la maison, la nouvelle maman ne doit absolument rien faire, on s’occupe de son bébé, il est bichonné comme il se doit et pendant qu’elle se repose ou contemple sa progéniture notre médecine traditionnelle se met en place.

Ce qu’elles utilisent :

- De l’eau chaude.

- Des piments, pas n’importe lesquels du bien rouge.

- DjekaGna (feuilles de Djeka, ndlr), vous connaissez ?

- De la naphtaline.

- Un petit morceau de pagne kita ou un pagne pour celles qui n’en ont pas.

- La bonne bouffe…

 A quoi sert l’eau chaude ?

À faire un bain de siège : Renversé dans un seau ou un petit pot dans lequel on ajoute la poudre de naphtaline écrasé,  l’on s’assied sur le pot. De plus vous en avez en petite quantité juste à coté qui vous sert à masser délicatement votre bas ventre.

Ps : c’est à vous de voir jusqu’où vous pouvez supporter la douleur.  Si ça vous brûle trop vous vous levez et vous recommencez.

Le Djekagna (feuilles de Djeka)

Cette plante que l’on retrouve sur toutes les surfaces, sert à soigner les plaies de ventre. On la fait bouillir et elle vous sert d’eau. Vous pouvez la boire tiède ou pas (très efficace.).

Le piment

C’est la partie que je redoute le plus mais au final ça ne m’a vraiment pas fait mal. Ma grand mère faisait un mélange avec des écorces que je ne connais pas. Et cela me servait pour mon lavement chaque deux jours.

Ps :Si vous n’êtes pas fan de purge vous pouvez vous en passer.

Le morceau de pagne :

On l’utilise pour attacher le ventre. Il faut que cela soit fait par une tiers personne car il faut serrer très fort jusqu’à étouffement. 

La bonne bouffe

Chez nous les Akans la nourrice consomme essentiellement du foutou avec une bonne sauce makouzué*, maman dit que cela aide à guérir les plaies du ventre et à refermer rapidement le grand espace que bébé a laissé (hihihihi ahhhh nos mamans !).

Bref voilà un peu comment ça se passe chez nous de plus le traitement de l’hôpital  est respecté. J’espère ne rien avoir oublié !

Alors les mamoures comment ça se passe chez vous !

Bisous,bisous  et n’oubliez pas de faire ce qui vous rend heureuse

Ps : cette méthode nos mamans ne l’utilisent pas sur celles qui ont subi une épisiotomie ou encore une césarienne.

 

Source : oman225.ci